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Historisk tafla af högstsalig f.d. konung Gustaf IV Adolphs första lefnadsår

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Sida 128

ce jour fut passé. A 9 heures du matin le Prince Charles donnoit ordre à tout l’Orchestre (qui étoit déjà averti de se placer dans l’apartement d’audience du Roi) de commencer à donner la sérenade au Roi. M:me Möller et Karsten chantoient. Tout le monde y fut pour entendre le concert, et après une demie heure le Roi parut, qui, malgré toute la joie qu’il affec-toit, ne laissoit pas d’étre intérieurement mécontent, je ne sais de quoi. Tout “le monde lui fit des compliments sur ce jour si mémorable : l’on baisait sa main ; l’on employoit un quart d’heure à converser, et puis l’on descendoit dans le jardin pour prendre le de'jeûner. Le tems étoit délicieux et favorisoit beaucoup les promenades. Pendant le déjeuner M:me Möller, Karsten, M:lle Stading et M:me Marcadet chantoient des couplets, faits par Mr Ristell sur l’air des trois fermiers : Ah j quelle plaisir jJallons

voir/* accompagnés de tout l’Orchestre. Le de'jeûner fini, la plus grande partie de la société alloit repéter les pièces, et le reste profitoit du beau tems pour se promener. On étoit habillé en habit de cour, malgré que l’on dînoit à la Chine, et il n’yavoit que le Roi qui portoit l’habit d’Ekolsund. A 7 heures du soir l’on annoncoit que le spectacle étoit prêt, et après avoir attendu^ le Roi plus d’une heure, il arriva enfin, et l’on commençoit par donner le Prologue qui était fait par Schröderheim. Cet ouvrage n’étoit qu’un jeu d’esprit, mais qui ne laissoit pas d’avoir des endroits assez jobs. On voyoit du moins que l’auteur étoit gai et n’ignoroit point l’art de se bien divertir au dépens d’autrui. La tragedie succéda au Prologue. L’on jouoit assez bien, outre De Besehe et Stackelberg qui ne valoient rien. L’auteur disoit lui-même que le premier gardoit encore les manieres du vieux Grundel, et le second travailloit comme un cheval de carosse. L’on ne peut point disconvenir que cette pièce ne soit parfaitement bien écrite, et à la réprésentation on découvrait des situations de toute beauté. A la fin on donna vers le minuit une petite pièce, sans nom, qui étoit composé par le Baron Armfelt, la chose la plus sotte et la plus ennuyeuse du monde. C’étoit un galimathias de mots français, estropiés de fades déclarations d’amour, de mauvaises plaisanteries et de louanges ridicules. Les ballets étoient très-bien composés, et furent très-bien exécutés. Je ne pouvois pas m’empêcher de dire de cette

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