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II. Influensan i kliniskt hänseende, af F. W. Warfvinge

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F. W. Warfvinge: L'Influenza au point de vue clinique

graduellement à sa hauteur normale ou au-dessous, pour se relever fréquemment par alternances, d’ordinaire après de petits frissons préalables et avec empirement de l’état général, cela quelquefois de façon à rappeler la fièvre intermittente. Parfois sans aucune complication nouvelle, l’état de fièvre s’est, avec des rémittences irrégulières, prolongé pendant plusieurs semaines, en rappelant ce qui se passe dans la fièvre typhoïde. Le retrait de la fièvre, qui s’est opéré d’ordinaire par la lysis, a très fréquemment été accompagné de transpiration. Une circonstance caractéristique, du moins pour la plupart des cas quelque peu tranchés, a été un sentiment de fatigue et de faiblesse considérables, de dégoût pour le travail et de torpeur qui s’est fait sentir dès le commencement. Cette faiblesse toute particulière à toujours été de très longue durée; elle s’est fréquemment perpétuée pendant des semaines, même des mois, après la cessation des autres symptômes. — Il s’y est ajouté, comme symptômes non moins caractéristiques, des céphalalgies, principalement dans la région frontale, des douleurs au dos et dans d’autres parties du corps, des douleurs rhumatoïdes parfois excessivement douloureuses, très souvent compliquées de sensibilité dans certaines parties musculaires, Il peut s’y joindre d’autres symptômes nerveux, tels qu’une certaine inquiétude, l’insomnie, la dépression de l’humeur, des délires, des hyperesthésies, des sensations de vertige; parfois les douleurs ont eu le caractère de névralgies typiques, de temps à autre à type intermittent. Même il s’est présenté parfois des paralysies, soit dans certaines régions nerveuses, soit comme paraplégie ou hémiplégie (souvent combinée avec l’aphasie), mais de nature passagère. Des convulsions épileptiques ont non-seulement trahi parfois l’invasion de la maladie, mais elles ont aussi pu se présenter pendant son cours. Une fois elles eurent même d’abord totalement le caractère de l’épilepsie de Jackson; elles se répétèrent coup sur coup jusqu’à environ 100 fois en quarante-huit heures, et se términèrent par la mort, sans qu’il ait été possible de rien découvrir à l’autopsie d’anormal dans le cerveau, sauf de l’hypérémie et de l’oedème dans ses membranes; on rencontra par contre les dégénérations parenchymateuses aigües, ordinaires dans les maladies infectieuses, du coeur, du foie, de la rate et des reins. Les autres cas avec convulsions eurent une marche favorable. Un assez grand nombre de cas ont offert une manie aigüe. Chez quelques malades la torpeur et l’apathie sont allées jusqu’à la somnolence, l’assoupissement et le coma. La chorée et l’hémichorée se sont présentées dans

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