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Solemniteter, som föreföllo i Kongl. Residence-Staden Stockholm, åren 1771 och 1772 = Solemnités, qui se sont passées à Stockholm, capitale du royaume de Suede, dans les années 1771 et 1772 ...

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DISCOURS du Roy de Suede

GUSTAVE IIL

Aux États du Royaume, adfe -mbles en la Salle des Elabs, au Chateau Royal de Stockholm, le 21. Aout 1777.

Messieurs!

Penctré de la plus vive Douleur, à la vue dé la fituation dans laquelle Je trouve aujourdhuy la Patrie, Je Me vous forcé à Vous expofer la Vérité dans fon plus grand jour. Le Royaume étant à deux doigts de fa perte, Vous ne dever pas étre furpris, fi Je ne Vous reçous pas awourdhuy avec les mêmes. fenkimens de joie, dont Mon coeur état borgouns rempl lorsque Vous étiez. affemblés devant le Trône. Jen at pas à Me repr rocher de Vous avow rien cache. Deux fois Je Vous at harangue avec boule la Vérr: que Mon Etat exiyeoi avec toute la Franchife que l'Honneur urfpire . La même Franchafe va Me gtder encore dans ce Discours actuelle = mentque le Paf 7 doit être relevé, chi de pouvoir remédier au Préfent.

C'eftune Vérité bien trik, mar généralement reconnue, que la Haine et laDiscorde ont déchiré le Royaume, Depuis longtems la Nation S'eftoue en pro aux difentions de deux Parties qui l'ont partagée pour ainft dire en deux Peuples unas s f'eulement pour déchirer la Patrie Vous faver com bien cette Divifion a produt la Haine, la Haine la Ven rgeanec laVéngeance da Pafecukon, la Porfecukon des nouveller Revolutons ce qui, à la, fin, eftde: venus une Malache Périodique, qui a bleffé et avik toute la Socielé. Ces Bouleverfemens caufés par l'ambition de quelques Prfonnes ont ébran. & le Royaume. L'un et l'autre Park a fat couler des rufeaux de Jans, et le Peuple a Loujourr elé la efte vickme des m refintelligencas qu ne l'ont bref que par ce qu il toit le premier à fe reffenkr de leurs malheureufes. foites. L unique but de ceux qui Dom noent étoit d'afformur Leur Pouvow. Tout a då fe rapporter à cela, ee aux me. Lorsque la Loi etott claure, on en a force la Lettre; lorsquelle

épens des Citoyens, lowours au Federer det Royan combaltoit ouvertement les vues elle a été enfrente. Rien n° a'éti facré pour des s Peuples trikes par la haine etla vengeance. Enfin la confufrion dt alle fi loin, que c'étoit une gpuuon, généralement recue, que la Pluralité éloit aude eff des Loix, etqu'elle n'avoit d'autre Regle que VArbitraire

C'eft ainft que la Liberté le plus Noble Droit de l' ‘Humanité, étrit mé lamorphofee en un Défpotjne « pi a alique dans les mans du Park dominant qu étoit lerraffe lu même à fon tour et conduwit par un pet Vombre.On trembloi aux proches d'une nouvelle Die. Lot de fonger aux moyen les plus propres pour bien diriger les affaires du Royaume on S'eft occuppé uniquement à procurer la Pluralit à fon Parti afin de fe garanti de la coupable audace etde la viodnce de l'autre Si la fituahon intérieure du Royaume etoct dangereufe, combien n'étnit elle pas humilante au dehors? Tax honte d'en parler. Né Suédois et Bor de Suede, il deorost M être unpoffible de crowe que der vuer érangerer ayent, pu domuner fur des Ciloyens Suédois encore mors que celle influence putétre prépa ret par des moyens les plus vils eler plus bas cdi à butCiloyen Suedors: Vous Javer.ce que Je veut dire, et Ma délcatefe Vous fuffit pour connoie l'ignomunie rl laquelle Vos diviftons ont plonge l'État.

C'eft dans cette fituaton que J'ai trouvé le Royaume, lorsgue par les Décrets de la Providence Je re sus le Sceptre dela Suede. Vousr javez Vous mêmes que Jene Me 72 pas pare aucune peine mi Vous reuru Lorsque Je Vous ar harangue du Trône, ainft qu'en d'autres occa Jon J'ai owours infifte furlUmon etl'Obéiffance aux Loi Jai Jacrs fé but ce qu ‘pouvoit Me toucher comme par “heulier, tout-ce qui pouvoit MH tre cher comme Ra. Je ne Me fur r. ef Je a aucune engage: menka aucune demarche, quoique périble, pour parvenir a ur but fi falu= kare à la Naton. S'l y a quelqu'un parmi Vous gui peutrier cette Vérité qu'il fe déve hardiment

J'éfpérous que Mes fous aurotentpu Vous dégager des fers, dontl'Or étranger; la Haine mubrelle elle Licence Veus avornk cha rgé,etque l'Exem pl effroyable d'autres] Nakonsfe roitdevenu pour Vous un averkffement menas gant. Tauta été wille. Vous avez dé féhuibr en partie par Ver Chefs en parti par Votre propre Vengeance. Toutes les barnères ont dé renverfèès toutes las conven: dons enfrentes La hcence a franche toutes les bornes: sell a déd'adanbplus & effrenee, gun f St donné plus depaine a la rpriner. Les Citoyenslespls vertueuw les plus dig: as las plus doués ont äl facrs ser. Des ancèns Mivflres connus de bublems par dur zele etleur r fil ont åt avis; dr pr entr de Magofiraks depofes. Ou, boutle Pape même a été foul fa voix toffs får planter tralées de fédkeufès; enfin a la Liberté transformes € dans un Jouy Arijlocratque . Le Trés haut Même a paru wrilé de l'éyuflce de ceux qui avorntufurpe la Domination. La terre a ferré fon feu. Elle a refifé fer dons. La cherté la famme, lacalanut ontoppre mule Pair Len de forger au remede, dans le bems que Je Vous.y conor ous c'efk alors que Vous avez par plus aharnés a exercer Votre vengeance

particuhere, qu'à fonger au foulagement de eux dont Vous étex les Députér. Enfin, lorfque la neceffdé Vous a forcé de prendre des mefu res pour. foulager les Peuples accables, le remede eft venu prefque bop tard. C'eft de cette manere qu un an enker 5 eft paff. ”fousune Diete très onéreufe au Pair et que Vous n'avez rien fat pour la Nakon. Toutes Mes remontrancesr ayant été irubiles ettous Mer Jons, fans effet, Penétré de Douleur pour le Sort de Ma chere Patrie, Jar attendu en Silence ce que la Nakon penferak Elle Må me de la condute de Ses Deputer envers Mot et envers Elle. Une parte de la Nakon a porté le Joug en foupirant et fe plargnant, mas en Paix, ne fachant ou trouver du . fecours, ra quel park - prendre pour fauver la Patrië. Dans un co du Royaume on a été récut au defefpow. On a pris les armer. Dans cette füuation, LÉ. tab, la vrate Liberté etla Sureté étant dans le plus « rm danger, pour ne pas parler de Ma Vie, Je n ar trouvé d'autre réfource, que de farfir a vec l'aide du Tout Pasffant Les moyens qui ont délivre d'un pouvoir et d'une oppref [lion infupportable, d autres Nations | courageufes et-yacir la Suede Elle Même fous ler Élandars de GUSTAVE WASA. Dieu a ben Mon Entreprife et Jai vu fe rarumer fout à coup dans l'efprËde Mes Peuples, ce zèle pour la Patrie qui enflamma yadur le coeur d Engelbrecht ef de Guftave Ericfon. Touta reufft Leureufement et Far fauve Ma Perfonne etle Royawme, fans qu'aucun Ciboyen ait Nuyé le moindre préjudiee

Vous eter dans l'erreur, fi Vous croyez. qu'il foit quefton vr d' autre chofe que de la Liberté etde la Loi. Jai promirde gouverner un Peuple Libre. Cette Promeffe eft d'autant plur facree qu'elle eboit volonture, ee qu fe paffe actuellement ne Me détourner point d'une réfolution qui neft pa fonde fur la neceffile; mars fur Ma convichon inhme. Loin de toucher ålar iberté, Jene veut lin Licence, fubftituer à l'Arbitraire qua jus qu'uix a été le Maître du Royaume, un Gouver nement Sage et Réglételque les anaennes Lois Sucdosfes le dutent et Égouverner la Suéde comme Mer plurgrands Prédéceffeurs l'ont gouvernek.

Le feul But que Je Me fur propoe dans toutce que J ex faut eftd'éta = blir une Vrais Liberté. Elle feule, Mes chers Sujets peut Vous rendre heureuse. Jel etablirat par Vote Tranquillité fous la Loi, par la Surek/dVes Poffeffron.s, par le Libre cours de toute honorable Jaduftri, par eManten duBon Ordre dans lerViller et dan. ler Campagnes par ler) cours les plur after fra augmenter [Opulence Générale, eta Vour on fare jour. er paix eten Iran = qualit, enfin par la confervahon d'une Pieté Pare fans lupocrsfie et fans fuperftkon..

Tout cela ne peut fe faire, fi le e Royaume r'eft pee né {par une Loi Jnvartable dont la Lhre ne pudffe är

Jeulementle Roy mars réaproquementaufft les Êlaks qu ne puff ètre caf

forcée, par une Li qu Le non

fe m changée fans le Confentement le bre de bus ler deux qu permelte å un Bor zelé pour la Palrie de confulter avec ler É ta regardent commeun épouventai, dontélrdorvent avou- peur, etqur en: fin le le Roretles Elake dans un Jntérét commun, le Bien du Royaume .

Celte La, qui Me Le autant que Vous, eft celle qu’on va © en bre.

fans quid bk

Vous remarquere 2 arfement par ce que Je viens de Vour dre,

que loin d'avair aucune Vue par hculière, Je Je rapporte tout au Bien du Royaume. Si JT ar été forcé de V Jon plur grand jour Je ne l'ai pasr fait par des molifr de refên-

Vous montrer la Ver: 2e dans ment, mars uniquement par amour pour Vökre vrai bien. Je ne PE nullement que Vous ne recevcez. cec avec reconnoif-Jance, etque Vous ne concouriéz avec Mor pour aff eo fur un fondement folide et invariable l'édifice de la Félioié Publigue, et de la Vrare Liberté.

Der Rour Jlufltres et Jmmortelr ont porté le Sceptre que I Ja dans Mes marmis. Ce ferotk pour Mat plus que prefompton que de vouloir. Me comparer a eu; maër Je defpule avec eux tous de zele et d'amour pour les Peuples. SiVous avez le même coeur envers la Palris, T'efpere que le Nom Suedoir regagnera la Confideration etla Gloire qu'il S'étoit acqufes du tems de Nos Ancélres.

Le Tout Pwjfant auquel rien n'eft cache, voit dans ce moment

ler Sentinens de Mon Coeur: Qu il daigne 7 cpandre fa Grace ef Bénédihon 2 fur Vos Ci onféilsetfr urV osDeafions.

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