Sida 119
F. W. Warfvinge: L'Influenza au point de vue clinique
| 119 et de points, qui n'ont toutefois pas été si nettement carac¬ térisés que dans la pneumonie eroupeuse. Au premier abord, Pon na riussi å découvrir, sur un point ou un autre, que par une exploration physique rigoureuse le foyer pneu¬ monique, qui s'est trahi par des ronchus suberépitants plus localisés sur un certain point limitée, par un souffle faible et diffus å la fin de profondes inspirations en combinaison avec une percussion légerement assourdie. Ou les expec¬ torations ont fait défaut, ou aussi elles ont été catarrhales, parfois sanguinolentes, mais rarement couleur de rouille. Tan¬ töt ces phénomtnes physiques se sont étendus peu å peu plus loin, en méme temps que la percussion sourde et la respiration bronchiale ont été plus marquées, ou aussi ilg se sont produits sur des points nouveaux du méme poumon ou de Tautre poumon. Ia température a offert des rémittences assez irrégulidres avec hausse graduelle au commencement et baisse eégalement graduelle et prolongée. Ta pneumonie de YV'influenza a eu en général un caractere insidieux, n'a pas offert la marche cyclique et la terminaison critique de la pneumonie croupeuse, et a trainé infiniment plus en lon¬ gueur que cette derniöre; cela a été encore plus le fait, lorsque, comme il est arrivé dans la plupart des cas, la résolution a tardé å se montrer dans certaines parties des poumons, ou que, quand elle a eu lieu, elle a suivi une marche trög lente. Des indurations plus ou moins considérables ont pu con¬ tinuer ainsi pendant des semaines, et de petits restes surtout se sont maintenus avec ténacité. Parfois il a été impossible de faire disparaitre Vinduration, et Vissue a été une pneu¬ monie chronique. Dans un certain nombre de cas la dispo¬ sition å 'extension serpigineuse et å Vapparition multiple du processus nosologique a manqué, et ce processus a eu une extension plus lobaire; la marche cyeclique et la terminaison critique du processus croupeux a de möéme manqueé iei d'or¬ dinaire. Les symptömes et la marche ont par conséquent bien permis en géncéral de distinguer pendant la vie la pneu¬ monie de VF'influenza de la vraie pneumonie croupeuse. TI fut en outre pleinement constaté par les nombreuses autop¬ sies dans les cas léthaux, que l'on avait affaire ici å un pro¬ cessus totalement distinct. Le parenchyme pulmonaire dé¬ pouillé d'air dans les foyers bronchopneumoniques offrait une couleur variant d'un gris rouge plus intense å une teinte grisåtre, sans parties d'un jaune gris; la surface de section etait peu granulée, et cette surface presque lisse laissait dé¬ couler, par la pression sur le parenchyme moins cassant que dans la pneumonie croupeuse, un fluide gris rouge, fortement
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