Sida 35
Curt Wallis: L’anatomie pathologique de l’influenza.
(Résumé.)
L’auteur rend succinctement compte des résultats des autopsies, au nombre de 57, principalement de malades de l’hôpital de Sabbatsberg, morts de l’influenza ou de ses maladies consécutives. Les altérations incomparablement les plus communes produites par cette épidémie se trouvaient dans l’organe de la respiration. La bronchite capillaire était pour ainsi dire constante. Elle s’étendait sur toutes les parties des deux poumons, et les bronches contenaient une sécrétion, souvent abondante, d’un gris jaune, épaisse, et parfois légèrement gluante. La bronchite capillaire ne constituait que dans de très rares exceptions la seule altération anatomique chez les personnes qui avaient été saines auparavant. On observait, par contre, chez les phthysiques une bronchite capillaire provoquée par l’influenza, et ayant fréquemment suffi à abréger la vie du malade.
Les complications les plus communes de la bronchite capillaire ont été des broncho-pneumonies ou des pneumonies lobulaires. A l’hôpital de Sabbatsberg, pendant la période régnante de l’influenza, les pneumonies croupeuses furent très rares; deux cas seulement passèrent à l’autopsie. Les pneumonies lobulaires furent par contre excessivement fréquentes, et durent souvent être considérées comme l’altération anatomique la plus essentielle qui amena la mort. Elles avaient leur siège dans les diverses parties des poumons, mais principalement dans les régions postérieures; elles se composaient rarement d’un foyer unique, dans la règle de plusieurs, fréquemment d’une quantité de petits foyers. Elles ne passaient jamais à des pneumonies lobaires, mais pouvaient occuper parfois la majeure partie d’un poumon. Simultanément avec la broncho-pneumonie et les bronchites capillaires, se présentaient, dans la presque totalité des cas, des atélectasies et des transitions de l’atélectasie à la broncho-pneumonie. Le parenchyme pulmonaire de ces foyers de broncho-pneumonie était vide d’air, et les parties infiltrées