Tillbaka Read Runeberg

Ord och Bild: 1898

Originalsida 538
Originalsida 538
Originalsida 538
Originalsida 539
538–539

Sida 538

De nykomna i den franska litteraturen. Af Louis Dumur. Öfversättning från författarens manuskript. Med 13 bilder efter teckningar af Félix Vallotton

496

LOUIS DUMUR.

sig själf i denna stolta tirad, som han lägger i munnen på sin Cyrano:

». . . Et que faudrait-il faire? . . Cherchcr un protecteur puissant, prendre un patron, Et comme un Herre obscur, qui circonvient un tronc Et s'en fait un tuteur en lui lech an t 1'écorce, Grimper par ruse au lieu de s'élever par force? Non, merci. Dédier, comme tous iis le font, Des vers aux financiers? Se changer en bouffon Dans l'espoir vil de voir aux lèvres d'un ministre Naltre un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre? Non, merci! Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud? Avoir un ventre usé par la marche? une peau Qui, pius vite, à 1'endroit des genoux, devient sale? Exécuter des tours de souplesse dorsale? . .. Non, merci! Se pousser de giron en giron, Devenir un petit grand homme dans un rond, Et naviguer, avec des madrigaux pour råmes, Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames? Non, merci! Chez le bon éditeur de Sercy Faire éditer ses vers en payant? Non, merci! S'aller faire nommer pape par les conciles Que dans les cabarets tiennent des imbéciles? Non, merci! Travailler à se construire un nom Sur un sonnet, — an lieu d'en faire d'autres? Non, Merci! Ne découvrir de talent qu'aux mazettes? Etre terrorisé par de vagues gazettes, Et se dire sans cesse: oh! pourvu que je sois Dans les petits papiers du Mercure François ?

Non, merci! Calculer, avoir peur, etre bleme, Préférer faire une visite qu'un poème, Rédiger des placets, se faire présenter? Non, merci! non, merci! non, merci!... Mais chanter, Rever, rire, passer, étre seul, étre libre, Avoir l'oeil qui regarde bien, la voix qui vibre, Mettre, quand il vous plait, son feutre de travers Pour un oui, pour un non, se bättre — ou faire

un vers!»

Den bedöfvande framgång, som kommit Cyrano de Bergerac till del, har icke kunnat undgå att väcka afund. I synnerhet har det blifvit rörelse i poeternas läger. Man har förebrått honom . . . Hvad allt har man icke förebrått honom? Men kritiken betyder i ett sådant fall blott en invigning. Och nu liksom förr ha vi visserligen icke en akademi, men . . . akademier.

Man erinrar sig, på tal 0111 denne unge skald och hans snabba, öfverväldigande triumf, hvilken bortsopat alla invändningar, Boileaus ryktbara vers om den seger, genom hvilken en gång den store Corneille lade Paris för sina fötter:

»Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue».

*

Källa: Project Runeberg ·